London Trip !!!
“Maintenant tu es l’homme de la maison”
… 26 février 1999, ces mots résonnent dans ma tête…
Je suis là, anéanti, à genou dans la neige, je ne comprends pas ce qui se passe, tout cela est tellement irrationnel… Je vois ma soeur allongée sur le sol, pleurant toutes les larmes de son corps. Je vois ma mère tentant de rester forte devant nous alors qu’elle est la plus déboussolée… Et je vois ce brancard descendre le chemin. 4 pompiers le transportant. Ce drap blanc dessus. Je ne réalise toujours pas. Une larme tente de sortir mais n’y arrive pas. Je suis perdu. Nous sommes perdus. Que faire? Est-ce bien réel? Comment réagir? Ne le revérège jamais plus?? Notre dernière discussion ne peut pas être cette dispute stupide!! J’ai encore tellement â apprendre de lui! J’ai encore tellement à me faire pardonner! Je ne lui ai jamais dit ces mots… LES mots… Pourquoi mes larmes ne sortent pas?
Je ne veux pas être un homme. Pas maintenant. Pas si tôt. Pas dans ces circonstances. Je veux rester un petit garçon. Son petit garçon…
Je te parle à toi, qui est moi, 13 ans en arrière…
Tu sais, à 14 ans, tu crois connaître le monde, ceux qui t’entourent, le sens de la vie, tes priorités… Tu te dis “mature” et “incompris” de tes proches… Mais, crois moi, tu en es loin! Très loin!! Alors mets ta fierté de jeune con de côté et souris à tes parents!
Reste un petit garçon pour les prochains jours et apprends d’eux, leurs histoires, qui ils étaient avant toi… Puis réfléchis et profite de ces quelques jours à la montagne avec eux…
Vis vraiment ces instants et essaye, au moins une fois, de sortir les 3 mots qui sont au fond de toi…
Avant d’essayer de changer le monde, les gens et leurs histoires, faudrait que j’change l’enfoiré que j’vois dans mon miroir.
- Youssoupha dans L’Enfer C’est Les Autres
(Source : lespunchlinesdenoirdesir)
HaHa :P J-2 avant le départ pour les Alpes…
Si tu lis cette lettre, c’est que j’ai dû m’absenter,
Un peu avant qu’t’arrives mais j’pouvais pas rester le taxi attendait,
Que faire je sais plus par où commencer, j’avais plein de choses à dire,
Mais pour écrire j’suis bloqué,
Mais j’vais m’lancer, tu sais la vie c’est pas toujours comme on veut,
C’est souvent comme on peut,
Et j’ai fait comme j’ai pu pour que ton père vive mieux,
Je lui ai appris la valeur de l’argent,
Parce que dans ma famille un franc, c’était un franc gagné durement,
Le mien s’est tué au boulot, manque de pot je portais pas d’polo,
J’étais pas en guenille non plus mais au goûter y avait pas d’pépito,
Le préau était un stade de foot, un champ de shoot,
Cloué sur les bancs d’la classe y avait pas foule,
Fais pas comme moi, l’école ça aide des fois,
Plus tard tu t’en aperçois avant de t’en mordre les doigts,
Bosse et ne baisse pas les bras,
Pense à celle qui va se faire tant de soucis pour toi
A chaque fois que tu sortiras,
Celle qui te borderas toutes les nuits,
Et les jours où tu seras en colère après elle repense s’y,
T’en auras jamais deux comme ça, retiens ça,
Et n’écoute pas les cons qui pense qu’un homme ça ne pleure pas, crois moi,
Et si j’ai pu partir un doigt levé, pied de nez à la guigne,
Finalement j’ai gagné, à travers j’m’en suis tiré,
Te demande pas pourquoi j’ai la réponse ici,
Il fallait que je parte pour que tu viennes, c’était écrit petit.
Il va t’falloir beaucoup d’audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t’es vraiment mal barré,
Y’ a toujours deux personnes sur qui tu peux compter,
Et ça tu l’sais.
Il va t’falloir beaucoup d’audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses semées par ton entourage,
Et si un jour t’es vraiment mal barré,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,
Et ça tu l’sais.
On choisit pas ses parents, t’es pas trop mal tombé,
Pense à ceux qui vivent au foyer, avant de grimacer devant ta purée,
Tu subiras un peu les vannes des potes plus à la mode,
Fais pas un flan à ta mère pour une paire de bottes,
J’ai transmis mon art à mon fils, il te le transmettra,
J’espère plus tard, comme ça, tu s’ras paré pour les bagarres au lycée,
Tu va te chiffonner pour un `ta mère la pute’, même si c’est pas vrai,
Je sais j’l’ai fait, s’il fallait je recommencerais,
Il t’apprendras à ne pas craindre la nuit,
Il te dira que c’est pas grave si tu pisses au lit, lui l’faisait aussi,
Il te dira que le sang est le même pour tous, seules les couleurs changent,
On finit de la même façon, on tend la main aux anges,
Il n’y a qu’une chose qu’il ne dira pas,
Faudra que tu l’ devines dans son regard,
Entre homme on se comprend, on parle pas,
Mon père n’étais pas bavard non plus,
Paraît que j’ai le même caractère,
C’est vrai qu’au tien j’ai rien dit de plus,
Faudra que tu comprennes, que tu sois indulgent,
Ne joue pas les enfants gâtés,
Où le jour où pour sortir il te manquera des francs,
C’est mon seul regret, j’aurais voulu être là,
Te faire sauter sur mes genoux, devenir gâteux quand je te vois,
Tant pis, c’était pas marqué sur mon carnet de santé,
Le doc a dit que j’pouvais pas rester, alors j’ai dû m’envoler,
Mais si tu t’sens trop seul, largué,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,
Et ça tu l’sais.
Il va t’falloir beaucoup d’audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t’es vraiment mal barré,
Y a toujours deux personnes sur qui tu peux compter,
Et tu le sais.
Il va t’falloir beaucoup d’audace, pas mal de courage,
Pour éviter les crasses, semées par ton entourage,
Et si un jour t’es vraiment mal barré,
Y a toujours une personne à qui tu peux penser,
Et ça tu l’sais,
Tu l’sais.
1ère résolution pour 2012… ALLER EN ISLANDE !!
(enfin si on peut appeler ça une résolution)
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